Les frais de recouvrement

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Les prestations de recouvrement de créance sont des activités de conseil fournies aux professionnels pour les aider à récupérer leurs impayés.

Le recouvrement de créances est une prestation intellectuelle qui peut se matérialiser par différents types d’actions au sein de l’entreprise (audit et conseil) ainsi qu’en sous-traitance (relances, courriers, mails, appels téléphoniques voire même des visites domiciliaires).

La rémunération du recouvrement

Le recouvrement de créances est une activité qui est librement tarifée, et dont la rémunération va prendre diverses formes, notamment selon le cadre d’intervention et la qualité du créancier.

Frais de recouvrement amiable

Les frais du recouvrement amiable ne peuvent en aucun cas être répercutés sur le débiteur et ajoutés au montant de chaque facture en retard. Ils sont intégralement à la charge du créancier.

Ce principe est posé par l’article L111-8 du code des procédures civiles d’exécution, et les pouvoirs publics appliquent ces dispositions avec une grande fermeté. Des contrôles sont d’ailleurs régulièrement effectués par les Directions Départementales de la consommation et de la protection des populations (DDCSPP, ex-répression des fraudes). Les abus de facturation à la charge des débiteurs sont lourdement sanctionnés, autant pour le professionnel indélicat que pour le créancier initial.

Il en découle donc que l’intégralité des frais de recouvrement engagés dans le cadre d’un recouvrement amiable (sans titre exécutoire consacrant la créance) seront répercutés au créancier qui devra les assumer.

Le montant de cette facturation doit ainsi répondre à une double exigence :

  • Couvrir les frais engagés par le professionnel du recouvrement pour assurer sa mission et lui assurer une marge suffisante.
  • Ne pas dépasser le montant total des sommes recouvrées sur le portefeuille concerné.

Cette double exigence illustre parfaitement la problématique qui se pose dans le cadre du traitement de portefeuilles de créances anciennes ou de mauvaises qualités. Le professionnel n’y trouve pas son compte et le créancier est insatisfait du résultat.

Frais de recouvrement judiciaire

En matière judiciaire, il est important de distinguer les frais d’Huissier des autres frais (non prévus par la loi).

Les frais d’Huissier

Les frais d’Huissier qui concernent directement un recouvrement judiciaire ou l’exécution forcée d’une décision de justice (procédure de saisie) sont intégralement tarifés par une série d’articles du code de commerce. Le coût de chaque acte, de même que le montant des honoraires qui peuvent être facturés sont donc définis par la loi et par la procédure civile, et ils seront identiques quel que soit l’étude choisie.

Le droit prévoit ainsi ligne par ligne le coût de chaque acte et de chaque formalité susceptible d’être dressé dans le cadre de la mission de recouvrement forcé et dans le respect de la procédure applicable à chacune des mesures de saisie (saisie vente ou saisie bancaire par exemple).
Le code prévoit également tranche par tranche le taux des émoluments facturés par l’Huissier, proportionnels au montant des sommes encaissées, autant à la charge du débiteur qu’à la charge du créancier.

Le montant des frais d’Huissier est rigoureusement imposé et figé par la loi, de sorte qu’il n’est pas possible d’y déroger, ni pour l’Huissier qui s’expose à des sanctions, ni pour son client ou son débiteur qui risque d’être poursuivi en justice et de se voir réclamer une indemnité, même pour quelques euros d’écart…
Il est important de préciser également que l’Huissier ne peut en aucun cas rémunérer une société de recouvrement comme apporteur d’affaires, et lui rétrocéder une partie de ses honoraires.

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Les autres frais

La rémunération des sociétés de recouvrement doit être parfaitement distincte des frais « légaux ».

En matière judiciaire comme en matière amiable, les frais qui sont dus aux sociétés de recouvrement ne sont définis par aucune règle ni aucun tarif. Ils viennent toujours s’ajouter aux frais d’Huissier et sont à la charge du créancier.

La règle juridique impose par principe que tous les frais de recouvrement soient à la charge du créancier, à l’exception des mesures indispensables au recouvrement de la créance, et dont le coût répond en général à des règles juridiques.

Dans tous les cas, la société de recouvrement doit signer avec son client une convention d’honoraires qui définit précisément l’étendue de sa mission, ainsi que les droits et devoirs de chacun dans le cadre du recouvrement de la créance.

Attention, le non-respect de ces règles, et notamment le fait de réclamer au débiteur des frais non imposés par des règles juridiques pourra donner lieu à des poursuites sérieuses, autant contre le créancier que contre la société de recouvrement. Ces poursuites pourront d’ailleurs prendre une tournure civile mais aussi pénale.

Qui paie les frais de recouvrement ?

Les frais de recouvrement judiciaire facturés par les Huissiers (notamment les frais d’exécution forcée, quelques frais de gestion et un émolument de recouvrement proportionnel) peuvent tous être mis à la charge du débiteur.
Par principe, c’est au débiteur de régler les frais de procédure mais le juge peut prévoir dans le jugement une répartition différente de ces frais.

Hormis ces frais « légaux » définis et imposés par les textes (notamment le code des procédures civiles d’exécution et le code de commerce), tous les autres frais seront à la charge du créancier et viendront s’imputer sur le montant des sommes récupérées auprès de leurs clients.

Cette charge peut sembler illégitime mais elle n’est pas illogique dans la mesure où elle vient récompenser le savoir-faire d’un professionnel du recouvrement, mis à profit de son client. Ce dernier peut toujours recouvrer seul ses impayés mais grâce à une société de recouvrement il y parviendra mieux, et surtout plus vite. Au même titre que le recours à un cabinet comptable n’est pas obligatoire, il constitue souvent un gain de temps et d’argent, par rapport à l’internalisation du pôle comptable et social dans l’entreprise.

L’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement

Entre professionnels, il est possible de prévoir contractuellement l’application de pénalités de retard, que ce soit sous la forme d’intérêts journaliers ou d’une somme forfaitaire.

Depuis 2013, l’Etat impose même l’application systématique, dans tous les rapports entre entreprises, d’une pénalité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Cette pénalité intitulée « indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement » doit ainsi être mentionnée dans tous les documents contractuels de l’entreprise, ainsi que sur les factures et dans le but d’être mise en application en cas de paiement tardif (au-delà d’un mois).

Cette indemnité symbolique d’un montant de 40 euros est destinée à couvrir en partie, les frais de relance engagés par les entreprises pour obtenir le paiement des factures dues par les clients après leur date d’échéance contractuelle.

C’est d’ailleurs dans cette optique que Recouvrer.fr propose l’envoi d’une mise en demeure par Huissier de Justice au tarif forfaitaire de 40 euros. Cette offre permet d’engager une mesure impactante et rapide, pour un tarif transparent pour l’entreprise, précisément compensé par l’application de ces pénalités.

Comment comptabiliser l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ?

L’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement est comptabilisée hors taxes, elle n’est pas soumise à TVA et doit figurer sur la facture mais uniquement réclamée en cas de retard ou de défaut de paiement.

Rémunération proportionnelle ou frais forfaitaire, le juste prix du recouvrement

La rémunération du recouvrement peut prendre plusieurs formes.

La rémunération proportionnelle

En matière amiable comme en matière judiciaire, la forme de rémunération la plus fréquente est assurément la rémunération proportionnelle : un pourcentage des sommes recouvrées est attribué au professionnel du recouvrement.

Le montant de cette rémunération proportionnelle est variable en fonction du traitement proposé (plus le traitement est complet, plus l’émolument sera élevé), mais aussi éventuellement du montant des créances (tarif dégressif pour les gros montants).

En règle générale, la moyenne des honoraires se situe autour de 14%, ce qui constitue un juste point d’équilibre entre le créancier et son prestataire et permet d’assurer à ce dernier une juste rémunération de son travail.

La rémunération forfaitaire

Il est également possible d’appliquer une rémunération forfaitaire. Elle prend la forme de frais de dossier, de frais de pilotage ou de frais de gestion (mensuels ou annuels), facturés seul ou en sus des honoraires. Ce type de facturation permet au prestataire de se garantir une régularité de ses revenus, et éventuellement de compenser par une baisse des honoraires (la part de risque étant mieux maîtrisée).

Notre conseil : méfiez-vous des taux trop bas, ils témoignent souvent d’un traitement bâclé des impayés pour vous conduire à une offre plus complète mais moins avantageuse.
Lisez bien les lignes de votre convention afin d’éviter les mauvaises surprises et les frais fixes qui resteraient à votre charge.

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  • Une facturation de 12% uniquement sur les sommes recouvrées est en réalité bien moindre lorsqu’elle est rapportée au nombre de dossiers